Vanessa Guerreiro a découvert le yoga en cherchant un équilibre dans sa vie. Puis, parce qu’elle voulait en savoir plus sur sa philosophie, elle s’est formée. De fil en aiguille, avec un passage par Jobifit, elle a tracé sa voie et a fait de la forme et du bien-être son métier.
Présentez-vous, Vanessa. Quel est votre parcours ?
J’ai aujourd’hui 38 ans et on peut dire que j’ai eu un parcours assez varié. J’ai commencé avec un diplôme de marketing digital. J’ai exercé dans cette branche pendant 4 ou 5 ans, puis je me suis reconvertie dans la cuisine. En parallèle, pour gérer mon stress et la fatigue physique liés à ce métier, je me suis initiée au yoga. J’ai aimé les cours et j’ai souhaité en apprendre plus : je voulais découvrir la philosophie derrière la pratique. Je me suis alors inscrite à une formation, par simple curiosité et envie d’approfondir. Je ne m’étais pas dit que j’allais donner des cours ou en vivre, mais une fois la formation validée, les studios que je fréquentais m’ont sollicitée pour des remplacements. Puis ces remplacements sont devenus des cours réguliers, et c’est comme cela que, il y a 8 ans, je me suis à nouveau reconvertie pour en faire mon métier.
Comment en êtes-vous arrivée au fitness ?
J’ai eu un grave accident de la route il y a 3 ans. J’ai passé 7 mois sans pouvoir travailler. Comme le yoga était devenu trop intense pour moi, l’un des studios dans lesquels j’exerçais m’a suggéré le Pilates pour ma remise en forme. J’ai découvert cette discipline et ça a été un vrai coup de cœur. De même que pour le yoga, c’est ma curiosité qui m’a conduite à me former : je voulais en savoir plus. Et quand j’en ai su plus, j’ai voulu enseigner. Or, en France, pour donner des cours de Pilates, il faut un diplôme de coach sportif, ce que je n’avais pas. J’ai cherché un organisme de formation qui me permette de passer un diplôme rapidement. C’est comme cela que je suis tombée sur le CQP Instructeur Fitness de Jobifit.
Pourquoi avez-vous choisi le CQP Instructeur Fitness de Jobifit ?
J’aimais le principe d’une formation qui se déroule le week-end et qui comprenne de nombreuses heures de stage. Pour moi, le format proposé par Jobifit était idéal, car complètement compatible avec ma vie professionnelle. L’aspect financier a aussi compté : j’ai pu utiliser mon CPF et j’ai échelonné le paiement du reste à charge, ce qui a facilité les choses.
J’ai passé les tests d’entrée très vite, puisqu’ils avaient lieu deux semaines après que j’ai découvert le CQP. Je ne me suis pas mis la pression : je tentais, et si je ne réussissais pas, au moins, je saurais à quoi me préparer pour la session suivante. Par chance, j’ai réussi et j’ai fait partie de la promotion lyonnaise février-septembre 2024.
Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette formation ?
L’intensité. Je ne m’attendais pas à autant. Je crois qu’on n’imagine pas ce que l’on demande à de futurs coachs et tout ce qui se cache derrière un cours collectif. Quand on suit le cours, on a l’impression que c’est facile, mais devenir coach est un vrai apprentissage. Ma difficulté a été le travail en musique : pouvoir compter les répétitions et les blocs sans que ça se voie, donner des consignes, corriger les participants, tout ça en souriant et en étant dynamique… C’est beaucoup !
La formation était à la fois un challenge physique avec les cours et intellectuel avec toutes les connaissances demandées en anatomie, physiologie… C’est vraiment une année où j’ai repoussé mes limites.
Avez-vous des conseils pour des personnes qui souhaitent se lancer dans un CQP Instructeur Fitness ?
Oui, deux conseils !
Le premier, c’est de se créer une très bonne condition physique avant de démarrer la formation et de faire en sorte de la conserver pendant toute sa durée. Cela veut dire avoir une bonne alimentation et maintenir ses entraînements personnels malgré le rythme intense. C’est important pour tenir pendant 9 mois.
Le deuxième, c’est d’être régulier dans le travail de la théorie. Dès que l’on a accès à la plateforme de quiz, il faut en faire plusieurs par jour, tous les jours. Je l’ai pris comme un jeu et j’ai vraiment eu l’impression d’enrichir ma culture générale. La constance a fait une vraie différence à la fin.
À la suite de cette formation, comment vous positionnez-vous en tant que coach ?
En découvrant comment bien mettre en place un cours de fitness — avec une construction logique, fluide, structurée, progressive —, j’ai pu vraiment améliorer ma technique d’enseignement du yoga.
Cette formation m’a également permis de toucher mes limites et d’affirmer ce que je voulais être. Pendant 9 mois, j’ai joué le jeu, mais je sais que je ne suis pas faite pour les cours chorégraphiés en musique. J’adore les suivre, mais moins les donner. Or pour moi, savoir ce que l’on aime et ce pour quoi on est bon est la clé pour être épanoui sur le long terme, et plus encore, pour exceller dans son métier. C’est ce que je vise.
Quels cours donnez-vous aujourd’hui ?
Aujourd’hui, je suis à mon compte, en micro-entreprise, et je donne des cours dans des clubs, studios, associations et entreprises. Je propose du yoga, du Pilates, du stretching et des circuits training. C’est quelque chose que j’ai découvert pendant mon CQP et que j’ai adoré, car on peut montrer des variations, être créatif, changer à chaque séance… Je me suis aussi formée à la méthode de Gasquet pour accompagner les seniors. C’est vers ce type de public que je veux me tourner. D’ailleurs, si je m’en suis rendu compte, c’est grâce aux cours de marketing de Jobifit. Nous devions travailler en petits groupes sur un concept de salle et nous avons imaginé un club destiné aux seniors. Ça a été évident pour moi : c’était ce que je désirais faire. Sans le hasard de ce projet, il m’aurait sans doute fallu plus de temps pour le réaliser.
Où en êtes-vous aujourd’hui ? Quels sont vos projets ?
Je viens de finir une nouvelle formation pour être coach APA (Activité Physique Adaptée) à destination des seniors. C’est vraiment la direction que je veux prendre. Pour bien vieillir, le mouvement est important. J’aime le fait de pouvoir accompagner tout le monde à faire du sport, et que le sport peut s’adapter à tous. Avec mon accident et le temps que j’ai passé à l’hôpital, j’ai vu à quel point l’activité physique était importante pour le corps, mais aussi pour le moral et pour les capacités cognitives. Je veux aider les personnes qui ne sont pas en forme et qui pensent que leur corps n’est plus fait pour bouger. C’est à ce public que je souhaite consacrer ma pratique.