Formateur au CQP Instructeur Fitness de Jobifit, Jean-Baptiste Camp intervient à Lyon et Paris en tant qu’ancien pompier professionnel pour enseigner aux élèves les gestes de sécurité et premiers secours. Il a également actualisé le module nutrition de la formation. Aujourd’hui préparateur mental et entraîneur cognitif, il développe une activité complète autour de la performance et de la santé. Nous vous proposons de le rencontrer.
Bonjour Jean-Baptiste. Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Jean-Baptiste Camp, j’ai 40 ans, je suis marié et père de 3 enfants. Je vis en Côte-d’Or, près de Dijon. J’ai été pompier professionnel pendant 20 ans et, il y a 3 ans, j’ai créé mon entreprise ArboréSanté. J’ai depuis toujours un attrait pour le sport, donc me reconvertir en préparateur mental me permet de garder un pied dans ce domaine. Je suis un ancien joueur de hockey sur glace, je pratique le roller-hockey et des compétitions de stair race, les courses d’escaliers.
Quel est votre rôle en tant que préparateur mental ?
J’accompagne des sportifs professionnels ou futurs professionnels selon 3 piliers : préparation mentale, entraînement cognitif et nutrition. J’interviens pour toute discipline sportive : football, basket-ball, hockey, escrime, échecs… Je travaille avec des adultes, des ados ou même des enfants. Pour les plus jeunes, la préparation mentale va consister, par exemple, à poser les premières bases d’une bonne attitude face à la frustration, au fait de perdre, à la gestion de la compétition… Je suis d’ailleurs sollicité en club ou dans les tournois.
Une autre partie de mon activité concerne un public différent. Je propose de l’entraînement cognitif aux personnes qui se rétablissent suite à un accident (type commotion cérébrale, traumatisme crânien), aux personnes atteintes de maladies neurodégénératives (AVC, AIT…) ou aux personnes âgées pour les aider à lutter contre le déclin cognitif.
Comment avez-vous découvert l’entraînement cognitif ?
En 2023, j’ai eu une commotion cérébrale. Pendant un an, j’ai été arrêté et j’ai dû faire de la rééducation. Aujourd’hui, grâce à tout ce que j’ai appris, je vis cet accident comme une chance. Sans cet événement, jamais je n’aurais donné ce sens et cette raison d’être à mon entreprise. J’ai découvert, en me soignant, des outils d’entraînement cognitif, puis je me suis formé pour les partager. Ce sont des clés que je donne aux sportifs, et ça me permet de leur montrer que même quand on pense qu’on traverse ce qu’il y a de pire, on peut, à moyen et long terme, transformer le drame en opportunité. Ce sont aussi les bases de mon accompagnement aux personnes souffrant de traumatismes ou maladies ainsi qu’aux personnes âgées.
Pouvez-vous nous parler un peu plus de votre activité pour les personnes âgées ?
De par mon premier métier — pompier —, j’avais constaté que beaucoup de personnes âgées étaient isolées. Je voyais un vrai besoin d’accompagnement. Tout cela a fait sens avec mon projet d’entreprise.
Bien vieillir, pour moi, passe par plusieurs chemins. Limiter la sédentarité en est un. Bouger régulièrement, à son rythme. Aller marcher, s’aérer… Ce n’est pas faire du sport à haute intensité, mais simplement rester actif. La nutrition compte aussi, et par-dessus tout le fait de savoir se faire plaisir : c’est d’ailleurs le premier mot que je prononce quand je commence un accompagnement. Le lien social est également très important, car plus la personne s’isole, moins son cerveau est stimulé. Rencontrer des gens, avoir des discussions, participer à des activités collectives est clé pour bien vieillir. Enfin, entraîner son cerveau est essentiel. On continue de le développer en faisant de nouvelles activités : apprendre une langue étrangère, se mettre au sudoku, aux mots croisés… Il y a plein de possibilités !
Dans mes accompagnements, je propose l’utilisation de NeuroTracker, un outil canadien utilisé dans les ligues sportives ainsi que dans le milieu militaire, ou des ballons Catch & Think. Cette méthode conçue par l’ancien joueur international de rugby Brian Liebenberg favorise la stimulation cognitive, améliore l’attention, la mémoire et le raisonnement. J’ai beaucoup d’outils à ma disposition !
Qu’est-ce qui vous anime aujourd’hui ?
Être dans l’accompagnement et aider les gens à progresser, quels que soient leur profil et leur objectif. C’est pour cela que je m’investis auprès d’enfants de 6-8 ans, de sportifs, de futurs instructeurs fitness ou de personnes âgées. C’est aussi pour cela que je m’intéresse à des domaines très variés et complémentaires et que je cherche constamment à me former.
Qu’est-ce qui vous anime aujourd’hui ?
Être dans l’accompagnement et aider les gens à progresser, quels que soient leur profil et leur objectif. C’est pour cela que je m’investis auprès d’enfants de 6-8 ans, de sportifs, de futurs instructeurs fitness ou de personnes âgées. C’est aussi pour cela que je m’intéresse à des domaines très variés et complémentaires et que je cherche constamment à me former.
Quels sont vos projets ?
Je veux continuer à développer l’accompagnement individuel sportif, mais je veux pouvoir le proposer dans les clubs et fédérations sportives. Il y a beaucoup à faire sur la thématique de la préparation mentale en France, auprès des sportifs comme des entraîneurs. Il y a également de vrais sujets autour de la nutrition et l’optimisation de sa santé et de ses performances en mangeant mieux.
Je veux aussi poursuivre mes actions en lien avec les personnes âgées, et là encore donner des clés aux professionnels du secteur (animateurs, personnels des EHPAD, auxiliaires de vie…). Il existe des outils, des méthodes, des ateliers et des entraînements pour stimuler le cerveau. Mon objectif est de les faire connaître. Ma participation au défi « Bouge ton Cerveau », en avril prochain, se fera dans ce cadre.
Qu’est-ce que « Bouge ton cerveau » ?
« Bouge ton cerveau » est un défi sportif collectif créé par la fondation Vaincre Alzheimer pour sensibiliser le public aux bienfaits de l’activité physique pour lutter contre le déclin cognitif. Il se déploiera dans toute la France entre le 2 avril et le 2 juin 2025. J’interviendrai durant ces 2 mois afin de proposer des challenges mêlant l’activité physique et cérébrale. Allier les deux permet vraiment d’optimiser le bien-être et la santé.
Un formateur comme Jean-Baptiste Camp est une chance pour les futurs instructeurs fitness. Passionné, il partage ses connaissances et ses engagements au-delà de ses enseignements. Il incarne aussi les valeurs du métier auxquels ses élèves aspirent : accompagner tous les publics à bien vivre, faire de la santé une priorité, proposer une pratique sportive qui ne laisse personne de côté, s’impliquer pour la qualité de vie et le « bien vieillir » de chacun.