À 50 ans, Karim Houas a décidé de consacrer sa vie professionnelle à ce qui le faisait vibrer depuis toujours : le sport. Il s’est inscrit en septembre 2025 à la formation Instructeur Fitness Musculation & Personal Training de Jobifit, à Lille, pour devenir coach. Il nous parle de son parcours, de son virage à 180 degrés, de ses premiers mois de formation, de ses rencontres et de ses projets.
Karim, qui êtes-vous ? Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Karim Houas, j’ai 50 ans et, jusqu’à il y a un an, je travaillais dans l’ingénierie des matériaux. J’ai été conducteur puis directeur des travaux publics, avant de me mettre à mon compte pendant deux années. Aujourd’hui, j’ai rejoint la formation de Jobifit pour devenir coach sportif. Le sport, à travers différentes disciplines, a toujours fait partie de moi, mais je le pratiquais dans une « vie parallèle ». Je veux désormais lui donner la priorité.
Parlez-nous de votre pratique de la musculation… Vous avez un palmarès impressionnant !
Je suis champion de France en développé couché et vice-champion de France en force athlétique (développé couché, squat et dead lift). Ce résultat m’a permis de me qualifier dans la foulée pour les championnats du monde, où je me suis classé 4e en développé couché (en battant le record français) et 5e en force athlétique. Je suis aussi devenu vice-champion d’Europe en développé couché.
Tout cela est la suite d’un défi que je me suis lancé pour mes 50 ans : atteindre les championnats de France en powerlifting. J’avais toujours pratiqué la musculation en parallèle de mes autres activités (athlétisme, boxe anglaise…). Il faut dire aussi que je baigne dans cet univers depuis tout petit, avec un père haltérophile, des oncles champions de judo et de bodybuilding, et un frère qui est aussi dans le milieu. D’ailleurs, mon père a 74 ans et participe aux qualifications du Championnat de France avec mon frère. Nous sommes une famille qui aime les défis et qui met tout en œuvre pour les relever !
Vous vous lancez le défi de reprendre un cursus et de changer de métier : comment avez-vous pris cette décision ?
C’est en me lançant dans l’aventure de la compétition que j’ai réalisé à quel point le sport m’épanouissait et me rendait heureux. Grâce aux entraînements puis aux championnats, j’ai vu le sport « de l’intérieur », et j’ai su que c’était ce que je voulais faire. Je veux accompagner des athlètes, des pratiquants, je veux partager, aider à progresser, transmettre, apprendre… Je me suis dit que c’était maintenant qu’il fallait que j’ose. Je n’avais plus rien à prouver dans mon travail, mais surtout, j’ai pris conscience que l’important est de faire quelque chose qui nous rend heureux. Le travail pour gagner sa vie, ça va un temps, mais maintenant je veux aller vers une activité où je trouve un équilibre physique et mental.
Pourquoi avoir choisi la formation Instructeur Fitness Musculation & Personal Training de Jobifit ?
L’idée de devenir coach me trottait dans la tête quand j’ai vu passer une annonce sur Instagram. J’ai rapidement pris des renseignements. Le contenu des enseignements, le format avec du distanciel et du présentiel les week-ends, le stage et la localisation à Lille me convenaient parfaitement, alors je me suis lancé. J’ai pu financer la formation avec mon CPF (compter personnel de formation) et je suis en stage dans mon club, le club de force athlétique cappellois (Cappelle-la-Grande, 59).
Quelle est votre impression sur vos deux premiers mois de formation dans le centre Jobifit de Lille ?
J’ai un très bon ressenti. Que ce soit avec les formateurs ou entre étudiants, il y a une très bonne ambiance, très conviviale. Beaucoup sont, comme moi, en reconversion professionnelle, par passion du sport. La promotion intègre des personnes de tous les milieux professionnels, avec chacune des expériences de vie à partager. Quand nous sommes tous ensemble, nous sommes vraiment dans l’échange. S’il devait y avoir un mot clé pour définir l’ambiance, ce serait celui-ci : « Partage ».
Qu’attendez-vous de cette formation ?
Mon but est de mettre tous les mots et connaissances techniques sur les programmes, exercices ou pratiques que j’ai appris et développés au fil de mes entraînements. Mon expérience du sport fait que je connais beaucoup de choses, mais que je n’ai pas les outils pour conseiller, transmettre, partager, inspirer… C’est ce qui m’intéresse dans mon futur métier de coach : accompagner des personnes dans leurs entraînements, les faire progresser, grandir dans leur pratique, atteindre leurs objectifs, prendre soin d’elles, transformer leur mindset…
Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui, comme vous, voudrait se reconvertir pour devenir instructeur fitness ?
Cette formation représente un important investissement personnel, donc en premier lieu, je dirais qu’il faut que le sport soit une passion. Il faut aussi que ce soit une décision mûrement réfléchie. Ensuite, il est indispensable d’aimer les gens et d’aimer partager. Ce métier amène à être en contact avec beaucoup de profils très différents. Il faut savoir être à l’écoute, dans le partage et dans la transmission et, vraiment, aimer ce que l’on fait.
Quels sont vos projets une fois votre CQP Instructeur Fitness Musculation & Personal Training validé ?
Dans un premier temps, j’aimerai entrer dans un club et grandir professionnellement avec lui, avant, pourquoi pas, de me lancer à mon compte. Mon rêve ultime, ce serait d’ouvrir une salle complète pour les athlètes où ils pourraient s’entraîner et bénéficier de soins dédiés aux sportifs.
Un mot de la fin ?
Entre cette formation et la compétition, une porte s’est ouverte et je m’y suis engouffré corps et âme. Je suis aussi devenu arbitre régional pour contribuer à l’évolution du powerlifting en France. Je veux mettre ma pierre à l’édifice, en tant qu’athlète, coach et arbitre, pour développer ce sport. Le powerlifting est bon pour la forme, pour la santé, pour la vie de tous les jours. Quoi que l’on fasse, on a besoin d’entretenir son corps et ses muscles. Pour moi, c’est un sujet de santé publique, ça concerne tout le monde.