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Vili Fifita, instructeur Les Mills : “devenir père à 17 ans m’a rendu plus fort”

Presenter Les Mills et star des entraînements vidéos de la célèbre marque de cours collectifs fitness, Vili Fifita motive chaque jour des millions de personnes grâce à son inépuisable énergie. Quand on a cherché à comprendre ce qui le pousse à se donner chaque jour à 110%, sa réponse a été immédiate : être père d’une adolescente…

Tu es instructeur BODYPUMP, BODYCOMBAT, LES MILLS TONE et LES MILLS GRIT, comment géres-tu la charge de travail ?

C’est dur mais tout est une question de préparation et ça, en ma qualité de père, je maîtrise. Je suis obligé d’être solide et responsable en toutes circonstances pour ma fille Piper et ça me sert dans toutes les sphères de ma vie, y compris le travail. J’avais 17 ans quand j’ai appris que Khiran (Khiran Huston, la femme de Vili et instructeur LES MILLS) était enceinte. Quand les gens l’ont découvert, j’ai été traité de tous les noms. On m’a dit que ma vie était finie, que je n’étais plus rien. Tous ceux qui étaient censés être des «amis» se sont immédiatement éloignés de moi. J’étais stressé et je n’ai eu aucun soutien. Quand au même âge les adolescents vont au lycée, moi j’ai dû trouver un emploi pour subvenir aux besoins de mon bébé. Elle et Khiran étaient les êtres les plus importants au monde pour moi, ma seule raison d’avancer.

Comment tes parents t’ont-ils aidé pendant cette période ?

Mes parents ont déploré cette situation parce qu’ils m’imaginaient devenir une star du rugby. Je pratiquais ce sport depuis l’âge de cinq ans et j’avais le talent et la passion pour le faire. Toute ma famille vivait, jouait et respirait le rugby. Mon père était venu des Tonga en Nouvelle-Zélande pour jouer au rugby et a rencontré ma mère par l’intermédiaire de mon grand-père, qui était président d’un club de rugby à Auckland. Je dois d’ailleurs ma solide éthique de travail à mon père.

Mais quand il a appris la grossesse, j’ai eu peur qu’il me tue ! Je m’étais préparé mentalement et physiquement, à ce qu’il me gifle pour avoir bouleversé sa famille puis qu’il prenne un bâton pour me taper encore plus fort pour avoir bouleversé la famille de Khiran !

J’avais tort. Il a juste pris un ton doux et calme et a dit : « OK, tu penses que tu es un homme, tu penses que tu peux élever un autre être humain à ton âge ? BONNE CHANCE.” Puis il est parti. Honnêtement, ça faisait aussi mal que l’enfer. Il m’a donné une semaine pour réfléchir, puis m’a demandé comment je me sentais. J’ai répondu : “J’ai une énorme responsabilité à assumer et j’ai besoin de trouver un emploi.” Il a hoché la tête avec un sourire narquois et peu de temps après, il m’a initié à l’ingénierie mécanique, qui était son métier parallèlement à celui d’entraîneur de rugby de haut niveau. Ce fut un nouveau départ pour moi, en plus de découvrir le fitness et la musculation. Malheureusement, papa est décédé avant le premier anniversaire de Piper. Je sais cependant que son esprit était parmi nous. Je suis super reconnaissant pour les leçons de vie qu’il m’a apprises concernant l’autonomie et l’indépendance.

Comment as-tu vécu la naissance de Piper ?

C’était dur. Le bébé se fiche de votre âge, il veut juste être nourri et qu’on lui change ses couches. J’ai appris dès mon plus jeune âge que personne ne viendrait me sauver. Je ne pouvais pas dire : “Hey les amis, hey la famille, pouvez-vous vous occuper de mon bébé jusqu’à ce que je retrouve ma vie ?” J’ai été obligé d’être mon propre soutien. Quand les gens découvrent que tu vas avoir un bébé alors que toi-même tu es encore un enfant, ils te pointent du doigt. Et quand je suis devenu père, personne ne croyait en moi, personne ne pensait que j’allais être un bon père, capable de subvenir aux besoins de son enfant.

Le fait que les gens me regardent de haut en disant : “Tu es un perdant, tu ne seras rien” est en grande partie responsable de ma volonté de réussir. Cela a donné naissance à une confiance que je ne soupçonnais pas et m’a aidé à devenir la version ultime de moi-même. Encore aujourd’hui, je ne compte sur personne d’autre que moi, je sais que je peux faire face aux moments les plus difficiles, physiquement et mentalement.

Tu es maintenant un ambassadeur Les Mills, un personal trainer, un instructeur de cours collectifs de fitness extrêmement populaire et un présenter régulier de LES MILLS+. Qu’est-ce qui te motive au quotidien ?

Il faut savoir pourquoi on veut enseigner. Pour moi, ça n’a jamais été une question d’argent ou de célébrité. Il ne s’agit pas non plus d’être la personne la plus en forme du monde. Moi j’aime motiver les gens, j’aime leur apporter du bonheur grâce au sport. 

Qu’est-ce qui nourrit ta passion chaque jour ?

J’ai toujours envie d’apprendre ; Je me sens comme un éternel étudiant. J’aime écouter les maîtres dans leur domaine, absorbant leurs connaissances comme une éponge. Chaque fois que je passe du temps avec Dan Cohen et Rachael Newsham, les directeurs du programme BODYCOMBAT, je me concentre uniquement sur leurs paroles, je capte toutes les nouvelles informations, je parle peu. Et j’essaie de les appliquer dans mon enseignement par petite touche, tout en étant fidèle à moi-même. C’est parfois difficile, mais toujours amusant. Comme je suis filmé régulièrement, je peux mesurer mes progrès chaque trimestre. Et je reçois beaucoup de commentaires de Piper. Elle est ma plus grande critique… mêmes si parfois, ça peut être brutal !

Quel a été ton plus grand défi ces dernières années ?

Apprendre à être patient. Je ne le suis pas de nature, mais depuis deux ans, j’essaye d’être plus calme, plus observateur. Je réfléchis avant de parler. La patience m’a aidé a permis à mon cerveau de se développer à un autre niveau. J’étais trop impatient ; Je voulais tout, tout de suite. Finalement, j’ai réalisé que ça servait seulement à générer de la frustration quand les choses ne se déroulaient pas comme prévu. Une fois que j’ai ralenti et cessé de m’attendre à ce que tout se passe d’une certaine manière, j’ai ressenti une grande sérénité. Lors de la pandémie et des confinements successifs, j’ai été capable de faire face à l’incertitude d’une manière que je n’aurais pas pu faire cinq ans auparavant. Je pratique aussi les étirements et les entraînements de mobilité, le tout en silence. Et le simple fait de tenir une position aide à calmer mon esprit.

Si vous pouviez donner un conseil au jeune homme de 17 ans que vous étiez ?

Je lui dirais :

Tout ira bien. Tu es capable de réaliser plus que tu ne le penses et surtout, de tout faire par toi-même. Tu n’as besoin de personne d’autre. Prend confiance et crois en toi. »

Et aussi :

“Sois patient car tu n’as pas besoin que tout arrive maintenant. Les bonnes choses prennent du temps. »

Je lui dirais enfin de croire en Piper, qu’elle sera indépendante, intelligente, confiante et forte ; une lumière dans le monde…

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