Quel est le point commun entre le coaching en CrossFit et le métier de policier ? Pour Quentin Colombin, la pratique des deux répond à une même raison d’être : aider, accompagner. Devenu instructeur en 2024 après avoir découvert la discipline 6 ans plus tôt, il a ajouté cette pratique professionnelle à son premier métier et envisage, à long terme, de faire se croiser les deux.
Quentin, pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Quentin, j’ai 34 ans et je travaille dans la Police nationale depuis 15 ans. J’ai toujours fait du sport. J’ai découvert le CrossFit en 2018 et depuis je ne m’en passe plus. Pourtant, au début, quand un ami m’en avait parlé (je pourrais même dire qu’il me harcelait pour que je le suive !), ça ne m’avait pas intéressé plus que ça. Je faisais du football américain, je m’entraînais beaucoup… Et puis je me suis blessé — une grosse entorse à la cheville —, ce qui m’a contraint à m’arrêter. Entre la saison que je manquais et le fait que je commençais à être parmi les joueurs les plus vieux, j’ai fini par me laisser convaincre par mon ami. Je l’ai accompagné sur une séance d’essai et j’ai trouvé le concept plutôt sympa, même si après ça, j’ai eu mal partout. On s’est inscrits ensemble dans une salle et je me disais : « Si c’est comme ça tout le temps, ça va être affreux ! » Sauf qu’après chaque séance, j’avais déjà envie d’y retourner.
Comment l’idée de devenir instructeur est-elle née ?
J’ai quasi immédiatement adoré le CrossFit et très vite, je ne m’en suis plus passé. Je le disais : j’ai toujours fait du sport, alors pourquoi ne pas en faire une activité professionnelle parallèle ? J’avais envie de faire découvrir cette discipline aux gens, de casser son image intimidante et de montrer que c’est accessible. L’un des points forts du CrossFit, pour moi, c’est que, quel que soit l’entraînement proposé, on met l’intensité que l’on veut. Ça s’adapte aux jours avec et aux jours sans. J’aime pouvoir ajuster l’intensité en fonction de ma forme du jour. Un autre aspect que j’apprécie, c’est la découverte de milliers de mouvements et de variations ! C’est infini.
Comment avez-vous choisi votre formation ?
J’ai d’abord pensé à un BP JEPS, mais la formation se passait en semaine et s’étalait sur un an et demi. Je ne pouvais pas arrêter mon activité principale, même avec une disponibilité, et me retrouver sans revenus. J’ai entendu parler du CQP par un stagiaire de la salle de CrossFit où j’allais. Il m’a expliqué que ça se faisait en 6 mois, que c’était moins cher et que c’était aussi bien qu’un BP. Je me suis aussitôt renseigné. Je suis tombé sur le CQP de Jobifit. Il m’apportait ce que je cherchais et collait à mon agenda. Je me suis alors inscrit pour les sélections.
Comment s’est passée votre formation avec Jobifit ?
Je faisais la formation Instructeur fitness, option Personal trainer, à Lyon un week-end sur deux. J’avais obtenu mon stage dans la salle où je pratiquais. Les patrons, qui sont devenus des amis, m’ont permis de donner de cours. Au départ, un autre instructeur me supervisait, puis j’ai géré seul. J’avais trois fois trois heures de stage par semaine pendant quelques mois pour valider mes 150 heures. C’était intéressant et enrichissant de passer de l’autre côté, de ne plus voir les copains comme des copains, mais comme des pratiquants à encadrer et à accompagner.
Jobifit m’a beaucoup apporté à travers les connaissances techniques et concrètes d’anatomie. J’ai aussi découvert des activités que je ne connaissais pas du tout et qui m’ont vraiment plu, comme le HBX Boxing. De par mon métier, on fait beaucoup de boxe entre nous, alors pourquoi pas donner aussi ce cours… ?
Qu’est-ce qui vous a plu dans cette formation ?
Nous étions un bon petit groupe de 15 et nous retrouvions les options « Cours collectif » pour certains cours. J’ai rencontré des gens très différents, avec des parcours variés : des jeunes passionnés, des personnes en reconversion professionnelle… Les intervenants aussi étaient supers : professionnels, sympas, de bon conseil, avec une expérience incroyable ! Quant aux cours en ligne, via l’intranet, je les ai trouvés très clairs, très bien conçus et complets. Franchement, j’ai été surpris d’apprendre autant en l’espace de seulement six mois !
Et qu’est-ce qui vous plaît dans le métier de coach ?
C’est le fait de transmettre un savoir, d’aider les gens à débloquer de nouvelles capacités, de les accompagner pour qu’ils soient satisfaits et fiers d’eux-mêmes… quel que soit leur niveau. Faire pour la première fois une traction, par exemple. Je veux contribuer à ce qu’à la fin d’une séance, les personnes ressentent de la gratitude envers elles-mêmes pour ce qu’elles ont réussi à faire, qu’elles se soient dépassées et qu’elles se sentent bien. Aider les gens… Ça a toujours fait partie de moi, d’où mon métier de policier. On ne fait pas ce métier si on ne veut pas aider les gens. Pour moi, c’est là où mes deux activités se rejoignent : dans la relation humaine.
Où en êtes-vous aujourd’hui ? Donnez-vous des cours ?
Vu que j’ai mon activité de policier à temps plein, je donne des cours de manière exceptionnelle. Ce sont des remplacements dans ma salle ou chez des amis qui ont ouvert la leur. Je fais aussi beaucoup de programmation. Je propose aussi des séances en coaching particulier. J’ouvre les opportunités.
Quels sont vos projets ?
Quand j’ai passé mon premier entretien pour accéder à la formation, l’examinateur m’a demandé pourquoi je voulais ce diplôme. J’avais répondu que, dans la Police, le sport n’était pas intégré à notre emploi du temps (même si c’est en train de changer) et que pour moi, ça manquait. J’étais parti dans l’optique de créer des programmes pour les policiers avec de la préparation de base ou des préparations ciblées pour celles et ceux qui voulaient passer des tests pour des spécialités. Je pensais, par exemple, proposer des préparations en 6, 12 ou 18 mois à des policiers souhaitant se confronter aux tests du RAID. J’ai mis cette idée dans un coin de ma tête et j’y travaille dès que j’ai un peu de temps libre. C’est un projet que j’aimerais concrétiser, pourquoi pas en m’associant avec un autre professionnel de la préparation physique et mentale… Je suis ouvert à toutes les suggestions !